Depuis plusieurs saisons, le duo composé par Gianpiero Lambiase et Max Verstappen s’est imposé comme l’un des plus efficaces du paddock de la Formule 1. Véritable chef d’orchestre des communications radio entre pilote et box, l’ingénieur britannique est reconnu pour la précision de ses analyses et son calme à toute épreuve, même dans les moments les plus tendus des Grands Prix. Son rôle central dans les succès de Red Bull Racing ne fait aucun doute, mais l’avenir de Lambiase pourrait bien évoluer à l’aube d’une nouvelle ère sur la grille.
Des sources crédibles évoquent en effet d’intenses discussions autour d’un possible départ de Gianpiero Lambiase vers d’autres équipes ambitieuses du plateau, notamment Williams et Aston Martin. Ces écuries, désireuses d’atteindre un nouveau pallier de performance, voient en lui un atout stratégique majeur pour permettre à leurs projets de prendre de l’envergure. Williams, en reconstruction après une période difficile, et Aston Martin, en quête de stabilité technique pour maximiser le potentiel de Fernando Alonso et Lance Stroll, apprécieraient tout particulièrement l’expérience et le leadership de Lambiase.
La question de l’avenir de Lambiase s’inscrit aussi dans un contexte plus large. Red Bull a fait face cette saison à diverses turbulences internes, notamment au sein de la direction technique et sportive. Ainsi, le vent de changement pourrait toucher également le département d’ingénierie. Un départ de Lambiase constituerait un défi supplémentaire pour l’équipe championne du monde, qui doit déjà composer avec la montée en puissance de ses rivaux et les incertitudes liées à la réglementation 2026.
Mais qui est vraiment Gianpiero Lambiase, cet homme de l’ombre si recherché ? Né à Londres et diplômé de l’Imperial College, “GP” comme l’appellent affectueusement ses proches, a fait ses premiers pas chez Jordan avant d’intégrer Force India. Il a, au fil des années, accompagné des pilotes tels qu’Adrian Sutil, Sergio Pérez ou encore Nico Hülkenberg, acquérant la réputation d’un ingénieur méthodique, pragmatique et exigeant. C’est en 2015, lors de l’arrivée de Max Verstappen chez Toro Rosso, puis chez Red Bull l’année suivante, que sa carrière prend une dimension mondiale. Le binôme qu’il forme désormais avec le triple champion du monde bat régulièrement des records, aussi bien sur le plan sportif que dans la gestion stratégique des courses.
Si Red Bull souhaite évidemment conserver son fidèle ingénieur de course, Williams comme Aston Martin ont des arguments de poids à faire valoir. Outre les projets ambitieux – Williams avec le soutien de Dorilton Capital, Aston Martin avec la nouvelle usine ultramoderne de Silverstone – ces équipes pourraient offrir à Lambiase une position de leadership élargie, voire un rôle technique influent dans l’élaboration des monoplaces 2026. Les rumeurs évoquent même une possible promotion en tant que directeur technique adjoint ou responsable de l’ingénierie, définissant ainsi la future direction développée par ces écuries.
L’enjeu de ce possible transfert ne se limite cependant pas aux seuls aspects techniques. Le relationnel unique qu’entretient Lambiase avec les pilotes, particulièrement avec Verstappen, soulève des questions sur l’impact émotionnel d’un tel départ. Peut-on imaginer le pilote néerlandais communiquer aussi efficacement avec un nouvel ingénieur de course ? Les champions, dit-on, savent s’adapter, mais la synergie Lambiase-Verstappen est l’une des clés de voûte de la domination actuelle de Red Bull.
Les prochaines semaines pourraient donc s’annoncer cruciales dans les coulisses de la Formule 1. Les transferts d’ingénieurs, longtemps restés dans l’ombre de ceux des pilotes, sont aujourd’hui observés de près tant leur influence sur la hiérarchie des écuries est devenue déterminante. Les fans peuvent s’attendre à un mercato technique aussi passionnant que celui qui agite habituellement la grille des pilotes, et le feuilleton Gianpiero Lambiase n’en est peut-être qu’à ses débuts. Suivez de près cette histoire, car le prochain chapitre de la lutte pour la suprématie en Formule 1 pourrait bien se jouer aussi dans les stands, loin de la lumière des projecteurs, mais au cœur même de la performance.