La deuxième matinée des essais de pré-saison à Bahreïn a offert un spectacle intrigant pour les passionnés de Formule 1, alors que les écuries poussaient leurs machines aux limites en quête de performances optimales avant le coup d’envoi du championnat. Lando Norris, au volant de sa McLaren, a signé la meilleure marque de la session, devançant un Max Verstappen toujours redoutable et un George Russell bien décidé à replacer Mercedes au sommet. Cet avant-goût s’est avéré révélateur des forces et faiblesses de chaque équipe, avec plusieurs enseignements cruciaux à retenir pour la saison à venir.
Dès les premiers tours, la rapidité et la constance de McLaren se sont affirmées, incarnées par un Norris chirurgical. En alignant un tour de 1:32.160, le Britannique a frappé fort, démontrant que l’écurie orange papaye est bien décidée à venir titiller Red Bull dès l’ouverture de la saison. Lando Norris, habitué à se montrer performant lors des essais, s’est montré confiant sur le plan du rythme, alors que son coéquipier Oscar Piastri avait déjà imprimé un solide tempo la veille.
De son côté, Max Verstappen a rapidement repris là où il s’était arrêté : le triple champion du monde s’est positionné à seulement une demi-seconde du temps de Norris, confirmant la compétitivité retrouvée de Red Bull. La RB20 a suscité plusieurs discussions dans le paddock, notamment par ses évolutions aérodynamiques inédites. Le Néerlandais n’a pas ménagé ses efforts, enchaînant les longs relais et multipliant les simulations de courses, confirmant que Red Bull conserve une longueur d’avance sur le plan de la régularité.
George Russell, au volant d’une Mercedes en quête de rédemption après deux années mitigées, a impressionné par son aisance et a su hisser la W15 à la troisième place du classement, confirmant les progrès de la flèche d’argent. La voiture allemande semble plus stable et réactive en virage, des atouts qui pourraient bien permettre à Mercedes de renouer avec les sommets. « Nous sommes sur la bonne voie, la voiture est beaucoup plus prédictible cette année », partageait Russell après la session, visiblement satisfait des évolutions techniques apportées à Brackley durant l’hiver.
Ailleurs dans le peloton, la Scuderia Ferrari a alterné le bon et le moins bon. Charles Leclerc et Carlos Sainz ont tous deux testé des programmes distincts, l’objectif étant de valider les efforts consentis sur le package aérodynamique et les réglages du train arrière. Si les chronos bruts n’ont pas encore de quoi faire trembler McLaren ou Red Bull, les rouges misent avant tout sur la constance de leurs relais, un paramètre souvent négligé lors des essais hivernaux.
Parmi les autres points marquants, l’écurie Sauber (ex-Alfa Romeo) a surpris par la fiabilité de sa nouvelle C44, mettant à profit la matinée pour aligner de nombreux tours et récolter des données précieuses pour la suite. Aston Martin et Williams ont quant à elles tiré profit des faibles températures matinales pour valider la gestion des pneus, une variable cruciale sur le circuit abrasif de Sakhir.
Au fil de cette deuxième matinée d’essais, une hiérarchie commence à se dessiner avec McLaren et Red Bull clairement installées en tête, tandis que Mercedes s’intercale de manière prometteuse. Même si les conditions de piste varient et que les charges de carburant restent inconnues, il apparaît déjà certain que la saison 2024 s’annonce disputée, avec plusieurs équipes prêtes à jouer les trouble-fête. Pour les observateurs et les fans, ces essais sont bien plus qu’un simple galop d’essai : ils préfigurent un championnat aux multiples rebondissements et une lutte pour la suprématie technique et sportive plus serrée que jamais.
