Lors du Grand Prix de Malaisie à Sepang, McLaren a reconnu une erreur stratégique majeure concernant le choix des pneus au départ de la course. L’équipe avait opté pour des pneus médiums pour ses deux pilotes, Oscar Piastri et Lando Norris, sur une piste humide, en anticipant que les pneus secs deviendraient rapidement performants. Cette décision s’est avérée incorrecte, affectant significativement la performance en course.
Le revêtement abrasif du circuit de Sepang est généralement favorable aux pneus secs, même dans des conditions légèrement humides. Cependant, lors de cette épreuve, les pneus médiums ont mis plus de tours que prévu pour atteindre leur efficacité optimale. Cette situation a conduit à une perte de temps importante, notamment pour Lando Norris, qui est resté plus longtemps en pneus secs et a ainsi perdu plusieurs places.
À l’inverse, Oscar Piastri a pris l’initiative de rentrer aux stands dès la fin du deuxième tour de formation pour chausser des pneus intermédiaires. Ce choix lui a permis de regagner du terrain malgré la perte initiale de sa position sur la grille. Cette différence de stratégie entre les deux pilotes illustre la complexité des décisions à prendre dans des conditions changeantes.
Andrea Stella, directeur de l’équipe McLaren, a expliqué que cette erreur provenait d’une mauvaise estimation du moment où les pneus secs deviendraient plus rapides que les intermédiaires. Cette mauvaise évaluation a eu un impact direct sur la compétitivité des pilotes durant la course. Il a également souligné que la hiérarchie en Formula 1® évolue rapidement, avec certains concurrents progressant plus vite que McLaren malgré les efforts de l’équipe.
Le directeur a insisté sur la difficulté d’évaluer précisément la compétitivité de l’équipe sur un circuit atypique comme Sepang. Cette prudence est d’autant plus importante à l’approche des prochaines courses, notamment celle de Singapour, où les conditions et les caractéristiques du tracé diffèrent sensiblement.
Les retours des pilotes sur cette stratégie ont été contrastés. Oscar Piastri a anticipé le besoin de passer aux pneus intermédiaires, ce qui lui a permis d’adapter sa course en conséquence. En revanche, Lando Norris a suivi une autre orientation donnée par l’équipe, qui s’est finalement révélée moins efficace dans les circonstances du Grand Prix.
Cette situation met en lumière les défis auxquels les équipes sont confrontées dans la gestion des pneus et des stratégies en course, surtout lorsque les conditions météorologiques et le comportement du revêtement sont imprévisibles. Le résultat rappelle à quel point les décisions prises dans les moments clés peuvent peser sur l’issue d’une course.
