Les essais de pré-saison de Formule 1 à Bahreïn continuent de révéler le potentiel des écuries pour la saison 2024, et l’excitation grandit à mesure que les pilotes explorent les limites de leurs monoplaces flambant neuves. Ce quatrième matin à Sakhir a offert un aperçu alléchant de la lutte qui s’annonce en tête. Charles Leclerc, au volant de sa Ferrari SF-24, a signé le meilleur temps devant un impressionnant Lando Norris sur McLaren, prouvant une fois de plus que la Scuderia ne lâchera rien cette année.
Dès les premiers tours, Leclerc a affiché un rythme solide, profitant d’une piste en amélioration constante. La SF-24 semble avoir trouvé un équilibre qui faisait parfois défaut à Maranello les saisons précédentes. Grâce à une série de tours rapides tôt dans la matinée, le Monégasque a pris les commandes de la feuille des temps, abaissant la référence malgré une fenêtre météo plus venteuse rendant la piste piégeuse pour tous.
Derrière lui, Lando Norris confirme que McLaren a parfaitement digéré sa révolution technique entamée l’an passé. L’équipe basée à Woking, dont le développement n’a cessé d’impressionner depuis la mi-saison 2023, continue sur sa lancée : la MCL38 s’est montrée stable, agile, et constante lors des longs relais. Norris s’est classé deuxième, tout en affichant une grande confiance lors de ses interventions à la radio, et fait souffler un vent d’optimisme sur les papayas.
Derrière ce duel, la hiérarchie reste encore difficile à cerner car la plupart des écuries se concentrent sur différents programmes, combinant simulations de qualifications et de longs relais. Chez Red Bull, Max Verstappen n’a pas cherché le chrono absolu lors de cette matinée, préférant se focaliser sur la corrélation aérodynamique et l’analyse des pneus. La RB20 a cependant brillé par sa constance, laissant penser que le triple champion du monde et son équipe refusent de lever le voile sur tout leur potentiel avant les dernières heures des essais.
Du côté d’Aston Martin, Fernando Alonso a multiplié les tours avec une voiture visiblement stable, ce qui confirme les bonnes impressions données par la firme britannique en 2023. Mercedes, de son côté, continue de travailler intensivement sur la compréhension de sa nouvelle W15. Lewis Hamilton et George Russell alternent entre les longs relais et les runs à faible carburant pour établir une base de réglages fiable, même si le chronomètre ne reflète pas encore le vrai potentiel de la flèche d’argent.
Parmi les autres faits marquants de cette séance, il faut souligner la progression sensible de Williams et de Haas, qui semblent avoir réduit l’écart avec le peloton, ainsi que quelques drapeaux rouges dus à des sorties sans gravité ou des arrêts techniques programmés. Le niveau de fiabilité observé en ce début d’année est remarquablement élevé, signe du travail colossal accompli cet hiver par toutes les équipes.
À l’orée de la dernière demi-journée d’essais, la tension monte dans le paddock. Les regards sont désormais tournés vers l’après-midi, où les équipes pourraient chausser les gommes les plus tendres pour chasser le chrono et dévoiler (un peu) plus de leur jeu. Les fans du monde entier retiennent leur souffle : qui prendra l’ascendant psychologique avant le grand départ de la saison à Bahreïn ? Une chose est sûre, cette cuvée 2024 s’annonce des plus palpitantes et les leçons tirées de ces essais préfigurent déjà des batailles acharnées sur tous les fronts. Suivons cette montée en puissance avec l’attente fébrile qui sied à ce sport d’exception.